samedi 4 mai 2013

Guius compare l'incendie du Piratier à celui de la bibliothèque d'Alexandrie

La session 2013 du CAPES d'Histoire-géographie est menacée, et la légitimité de la ville de Châlons pour les oraux de ce concours est désormais contestée. La cité champenoise, qui ne vit que par et pour le CAPES, traverse une crise sans précédent depuis l'incendie du restaurant Le Piratier / La Pizzéria du Corsaire.

Guius s'est recueilli aujourd'hui sur les cendres du restaurant, et a comparé l'incendie à celui de la bibliothèque antique d'Alexandrie, évoquant un "avertissement des dieux". Une allusion à peine voilée à la place grandissante de la géographie dans ce concours visant à recruter des professeurs d'Histoire.

La carte du restaurant est toujours visible à l'entrée du parking. Même si selon lecorsaire.fr, "l'établissement est réouvrira éventuellement ses portes", il est désormais évident que les nouveaux CAPESiens ne pourront pas se restaurer convenablement à Châlons cette année. Il serait bon que la municipalité réagisse rapidement si elle souhaite garder une légitimité d'organiser le CAPES.


samedi 2 février 2013

Châlons2013, une édition sans Piratier ? Les syndicats s'unissent.

Nous l'apprenions il y a quelques semaines. Le restaurant du Piratier (ou Pizzeria du Corsaire) n'est plus.



Le Piratier, l'un des premiers établissements à avoir ouvert dans la zone des Escarnotières, s'est transformé hier après-midi [le 7 septembre 2012] en brasier pour des raisons encore indéterminées.
 Source : http://www.lunion.presse.fr/article/marne/diapo-video-le-piratier-reduit-en-cendres

Les plus hautes instances du CAPES d'Histoire-géographie ont malgré tout décidé de ne pas annuler la session 2013, et de maintenir les oraux d'admission dans la capitale champenoise. 

Mais ce drame a des conséquences insoupçonnées. Alors que l'on parle d'une "crise des vocations" dans l'enseignement, et que Vincent Peillon peine à recruter de nouveaux soldats à envoyer à Créteil, à Maubeuge et à Amiens, on apprenait il y a quelques jours, lors de la parution des résultats de l'admissibilité au CAPES, qu'il y avait moins de candidats admissibles que de postes ouverts. Même si cette information ne concerne pas l'Histoire, la disparition du lieu du gras le plus reconnu et plébiscité de Châlons-en-Champagne constitue une menace supplémentaire sur l'Education Nationale.

Jeudi dernier, le 31 janvier, les enseignants ont répondu en masse à l'appel des syndicats, qui demandent des mesures d'urgence et la réouverture du Piratier, à l'identique.

Guius a annoncé son intention de maintenir le pèlerinage annuel des CAPESiens à Châlons, et viendra se recueillir personnellement sur les lieux de l'attentat fin juin-début juillet 2013. Certains de ses proches ont lancé des accusations à l'encontre des géographes, dont la perfidie n'est plus à démontrer.

En attendant, souvenons-nous de ce lieu du gras qui a nourri tant de générations de CAPESiens...


jeudi 19 juillet 2012

Châlons2012. Itinéraire d'un pèlerin nostalgique

Publinet a prononcé la sentence de la session 2012 il y a déjà plus d'une semaine. Cette année, le choix de la sobriété a été privilégié, chose rare pour le CAPES d'Histoire. La liste des noms est apparue entièrement et en une seule fois. Une entorse à la Tradition dénoncée par la rédaction de Châlons2011, qui demande le rétablissement de la publication des résultats d'admission nom par nom et durant trois heures dès la session 2013 du concours. En attendant Châlons2013, nous adressons nos chaleureuses félicitations aux heureux admis, et nos plus sincères condoléances aux familles des CAPESiens tombés au combat.

Nous avons effectué cette année le premier pèlerinage châlonnais. L'occasion de constater que les expérimentations de la SANEF, que nous avions évoquées l'an passé, ont perduré, et semblent même se généraliser. Le 1x1 voie à 40km/heure sur les autoroutes à 10 euros les 100km, ça vous gagne !

Ce pèlerinage dans la préfecture de région de Champagne-Ardenne (l'occasion de montrer, au détour d'une phrase, que Châlons, c'est pas rien quand même !) a permis de visiter la ville sous un nouvel angle. Les établissements sombres et maléfiques, les lieux du massacre, j'ai nommé l'IUFM et le lycée Oehmichen (dont je sais désormais écrire le nom sans aller sur Wikipedia, preuve que je mérite mon CAPES), partagent l'espace châlonnais avec des édifices bien plus agréables.

Après un détour par Reims et sa cathédrale, afin de suivre les traces du passé, la visite de la cathédrale de Châlons, annulée l'année dernière, s'imposait. En voici quelques images.

Vous avez évoqué, et à juste titre, les indulgences. Vous pourriez développer ? Non ? Ah...
La cité de Châlons-en-Champagne regorge d'édifices religieux. C'est relativement logique, puisque la réussite au CAPES dépend principalement de ces lieux de prières. Notre-Dame-en-Vaux, dont la construction a débuté au XIIème siècle, a un charme particulier. Elle trône fièrement au bord de la place Tissier, lieu fondamental pour les CAPESiens non véhiculés, à la recherche d'un moyen de transport public. Lieu habituellement moins fréquenté par les CAPESiens, à l'arrière, les anciennes maisons canoniales :

Maisons Canoniales, Notre-Dame-en-Vaux

Afin de redorer son image, durement marquée par le CAPES qui traumatise à vie tous les candidats, la ville offre l'accès à ses musées à tous les moins de 26 ans. Avis au conseiller municipal de Châlons : c'est une excellente idée, mais comme certains candidats tentent le CAPES dix fois, 26 ans c'est un peu limite.

Le petit musée du cloître de Notre-Dame-en-Vaux permet de voyager au coeur de l'ancienne vie canoniale, entre les colonnes du cloître de la collégiale.

Deux statues-colonnes de chevaliers, musée du cloître de Notre-Dame-en-Vaux
"Gratuit" ?? C'est tellement rare, alors profitons-en ! Autre Musée, celui des Beaux-Arts et d'Archéologie. Au rez-de-chaussée, une galerie de peintures, et, peut-être plus intéressante, une collection de gravures et d'estampes. Peintures ou gravures ont eu l'occasion de me rappeler bien des sujets du CAPES : le portrait royal (Le Prince et les Arts), la France au temps des guerres de religion (Les affrontements religieux en Europe)... mais aussi des sujets rencontrés au cours de ma première année d'enseignement (Eh oui, je n'ai plus la chance d'être un CAPESien à temps plein) En voici quelques exemples :

Louis-Michel van LOO (1707-1771),
d'après Portrait de Louis XV,
tableau peint en 1763 aujourd'hui conservé à la bibliothèque de versailles.
Huile sur toile.
NB : le tableau est droit, c'est le photographe qui est bancal...
Anonyme, Le Massacre de la saint Barthélémy,
Début du XVIIIème siècle, après 1715.
Eau-forte et burin sur papier vergé.
"Le massacre des Huguenots fait à Paris le 24 août 1572 Jour de S. Barthelemi, au moins de dix mille d'entre eux, entrautres de Gaspar de Coligni Amiral de France (...)"
Anonyme, La Procession de Ligue.
D'après le tableau de François II BUNEL le Jeune (1552-1599), début du XVIIIème siècle, après 1715. Eau-forte et burin sur papier vergé.
"Procession de la fameuse Ligue contre Henri IV en 1593"
Joseph VARIN (né à Châlons-en-Champagne en 1740), Sainte Sophie de Constantinople, 1787-1790,
Eau-forte et burin sur papier vergé.

"AVIS AU SUJET DES CHIENS QU'ON MENE DANS LES EGLISES. Le respect que l'on doit à Dieu, et la Sainteté de son Temple, devraient suffire à des Chrétiens pour ne pas mener des Chiens à l'Eglise, et ne pas souffrir qu'ils les y suivent. Le Saint-Esprit ordonne expressément dans l'Apocalypse, de les chasser de la Maison de Dieu, et d'en ôter tous les scandales : Foris Canes etc. Ces Animaux remplissent le lieu Saint de leurs ordures, et d'un bruit qui trouble la piété des Ministres et des Fidèles. Chose scandaleuse de vor des Chrétiens s'occuper de leurs Chiens en présence de Jésus-Christ, tandis que les Anges sont devant lui dans un profond abaissement ! Mais si, nonobstant cet avis, ceux à qui il s'adresse, continuent à commettre une semblable profanation, ils ne trouveront pas mauvais qu'on fasse leurs Chiens, et même qu'on les fasse tuer hors de l'Eglise. (...) On avertit aussi des Hommes de certaines Professions, qui entrent dans l'Eglise avec des Tabliers, des Peignes sur la tête, ou avec les Cheveux en papillotes, de ne plus s'y présenter dans un extérieur aussi indécent. Permis d'imprimer et afficher, ce 24 Juillet 1749."
Au premier étage, une autre collection, notamment des statues, objets du culte, reliquaires, retables, croix de procession... Quelques photos, mais attention, c'est très flou !
Croix de procession, Italie (?), fin du XVème siècle. La croix repose sur un globe muni dans sa partie inférieure d'une douille d'emmanchement pour la hampe. Cette sphère était à l'origine décorée de médaillons rapportés ou de geos cabochons fixés par des griffes de sertissage de forme circulaire. Seules les quatre montures subsistent.

Retable de la Passion dit "de la prison", Champagne, milieu du XVème siècle. 
Tête de Joseph d'Arimathie, Champagne, vers 1500. Provient de l'ancienne collégiale de Notre-Dame-en-Vaux.  L'arrangement des cheveux, la présence d'un bijou sur le couvre-chef, signes distinctifs d'une certaine aisance, incitent à reconnaître "l'homme d'Arimathie qui alla trouver Pilate et réclama le corps de jésus" mentionné par Matthieu.
Sainte Tanche (Kaamelott : "Ne me prenez pas pour une tanche" Mevanwi. Hmmm !)
Pierre calcaire sculptée en ronde bosse, polychromie postérieure. Provenant de l'ancienne schapelle Sainte-Prudentienne à Châlons.
En arrière-plan sur la gauche, votre serviteur.
Plus insolite, dans la salle adjacente, "les oiseaux du Musée de Châlons-sur-Marne" (sic). 2818 oiseaux y sont conservés. La collection fut constituée fin XIXème siècle (legs du docteur Dorin, puis ajouts d'Eugène Thierry) et organisée à partir de 1975. Elle est notamment composée d'une espèce aujourd'hui disparue, le pigeon migrateur américain. 287 spécimens non européens restent à identifier.





Le singe d'Hector Barbossa ?
De retour des édifices religieux et des musées, nous avons encore eu l'occasion de tomber sur un sujet CAPES : Les voies romaines en Occident.


Il n'a donc pas été humainement possible de résister à la tentation la plus grande qui soit : aller assister à un oral d'une pauvre CAPESienne. Arrivé trop tardivement après toutes ces visites touristiques trépidantes, il a été impossible de suivre une épreuve d'ESD. Nous nous sommes donc contentés d'une leçon de géographie. La candidate en question était relativement à l'aise - mais sa leçon était un petit peu succincte sur bien des points, hin hin hin -, en revanche, la tension et le stress dans les couloirs d'Oehmichen étaient facilement perceptibles. Y revenir en conquérant, en tant que simple spectateur, fut un délicieux plaisir. :') 

Cet article est dédié à tous les candidats malheureux de la session 2012. C'est promis, nous reviendrons à Châlons fin juin - début juillet 2013 !

dimanche 17 juin 2012

Un an !

C'était il y a tout juste un an. Le 17 juin 2011 était la date du grand départ et du tirage au sort. Le 18 et le 19 juin, le Grand Guius subissait la question. A cette époque, rien ne laissait présager qu'un an plus tard, les rôles seraient inversés, et qu'il torturerait à son tour de pauvres jeunes désoeuvrés (et Germains en plus...) venant passer leur bac...


Bon courage à tous les CAPESiens pour Châlons2012 !

mercredi 21 décembre 2011

Pacification du limes rhénan : un premier bilan mitigé

Le Grand Guius lançait fin août - début septembre une grande campagne sur le limes rhénan, destinée à pacifier la marche alsacienne. Près de quatre mois plus tard, il est temps de dresser un premier bilan des actions effectuées.

De multiples mesures ont déjà été entreprises. Si la construction d'édifices publics tels que des thermes, des théâtres et des temples a été ralentie - mais pas annulée - par la crise de la dette, de multiples efforts ont été menés pour bâtir des maisons en dur, afin de remplacer les habitats germains protohistoriques. Des soldats ont également été mobilisés pour améliorer le réseau routier, même si la majorité des voies n'est pas encore revêtue. Dans les centres urbains de moyenne et de grande importance, l'usage de la monnaie commence doucement à se répandre. De la même manière, il est enfin possible de se procurer des repas gras à base de frites dans les nombreuses localités visitées par le Grand Guius tous les mercredis.

En revanche, les campagnes se montrent très rétives à l'adoption des coutumes latines. Les langues et dialectes barbares ont la vie dure, ce qui rend la communication avec les agents impériaux très difficile. Dans les zones montagneuses et forestières, il n'est pas rare que ces derniers soient contraints de rebrousser chemin, repoussés par des tribus hostiles. Désireux de se montrer pragmatique, le Grand Guius n'a pas interdit les rassemblements protestants, mais le luthéranisme (le zwinglianisme dans l'extrême bas à droite de la province) est perçu par les autorités impériales comme difficilement compatible avec la notion de civilisation et de pax. C'est pourquoi on envisage de limiter le nombre de lieux de cultes protestants autorisés pour des mesures de sécurité. Des missions seront envoyées dans plusieurs oppida à partir de janvier 2012.

Dans le domaine de l'éducation, cher à l'Imperator, l'administration se heurte là aussi à de multiples difficultés. Les élites et leurs enfants peinent à comprendre l'intérêt des arts libéraux et ne perçoivent pas encore l'instruction comme un moyen d'ascension sociale. Plusieurs bourgs ont d'ailleurs refusé de se voir octroyer le droit latin, et le statut de colonie n'est pas encore suffisamment attrayant.

"La romanisation en Alsace rame", reconnaissait encore hier un centurion de la XVIIe Légion, qui se plaignait de devoir repousser toujours plus de hordes de Germains tentant de franchir le limes, y compris depuis les opérations lancées en septembre, alors que les rares auxiliaires germains engagés commencent à faire défection.

La révolte batave conduite par Iulius Civilis, qui défait les légions romaines sur le Rhin en 69 (métaphore probable de la révolte des Néerlandais contre le roi d'Espagne), peint en 1613 par Otto van Veen (huile sur bois, 38 x 52 cm)

Point plus positif : l'hérésie géographique est, elle aussi, en panne en Alsace. La présence du Grand Guius décourage fortement les prédicateurs infidèles. L'Imperator participe par ailleurs activement aux opérations de dégéotification par le dégoût de la D.P.S. (Discipline Prétendue Scientifique).

"Il va falloir durcir l'action dans les semaines à venir", plaide-t-on sur les forums des rares villes bien romanisées. Mais faire comprendre aux Germains les subtilités de la civilisation ne sera pas une mince affaire, et certains sénateurs estiment déjà que la stratégie employée par Agricola en Bretagne il y a vingt siècles ne pourra trouver une issue favorable autour du Rhin.

mardi 19 juillet 2011

Dépêche AFP - Géographie : le Grand Guius contraint au grand écart

Après l'obtention du CAPES, officialisée la semaine dernière, le Grand Guius a prononcé aujourd'hui un long discours au populus, l'occasion de mettre en avant sa victoire, mais aussi de préciser sa stratégie sur l'épineuse question de la géographie.


  • IMPULSER DE NOUVELLES APPROCHES APRES LA VICTOIRE

Se félicitant d'une victoire incontestable en laquelle il n'a "jamais douté", le Grand Guius a d'abord tenu à afficher son volontarisme, affirmant que "l'obtention du concours (ne mettait) pas fin aux combats". "Il faut porter la voix de la réforme du concours (ndlr : la Ligue Antigéographes a toujours refusé la mise sur le même plan de l'Histoire et de la géographie) et de la formation pour une meilleure entrée en douceur dans le métier", a-t-il souligné, appelant donc à la "réparation" du CAPES et de l'année de stage, tels qu'ils existaient avant la réforme de la masterisation.
Il a par ailleurs proposé une réforme du système des mutations des enseignants, suggérant la mise en place de points de bonification pour des "rapprochements d'animaux de compagnie" au même titre que les actuels "rapprochements de conjoints". "Il est ubuesque que des lauréats non historiens (ndlr : géographes) puissent formuler des voeux d'affectation", a-t-il ajouté.
L'imperator a aussi eu un mot pour "ceux qui souffrent", les CAPESiens non admis et qui pourtant le méritaient, alors que de nombreux établissements manquent de professeurs.


  • "SPATIALISER N'EST PAS UNE FIN EN SOI"

Dans son discours au populus, le Grand Guius a tenté de rassurer la Ligue Antigéographes, tout en modérant son discours. Reprenant le champ lexical antigéographique traditionnel, il a estimé que "spatialiser n'était pas une fin en soi", dénonçant les vols commis par les géographes sur les sciences humaines pures pour alimenter une "discipline qui n'existe pas". Prenant soin d'éviter de prononcer le mot "géographie" dans un discours-fleuve de plus d'une heure, il a toutefois affirmé avoir la "volonté" de "respecter les instructions officielles" dans la mise en oeuvre de son enseignement, tout en insistant sur le principe de la "liberté pédagogique" des enseignants du secondaire.


  • VERS LE LIMES RHENAN

Le Grand Guius a par ailleurs annoncé le lancement d'une campagne d'un an sur le limes rhénan, à laquelle il a l'intention de participer. Se posant en Agricola du XXIe siècle, il a estimé qu'il était "temps de rendre accessible la culture latine à ces populations, et de construire des infrastructures routières dans les zones montagneuses où le brigandage subsiste". Sur la question des invasions, "il faudra en revanche se montrer intraitable avec les barbares agressifs refusant d'accéder à la civilisation", a-t-il poursuivi. Plusieurs millions de sesterces devraient être débloqués pour la construction de temples, de thermes, de théâtres, mais aussi de bâtiments militaires (fortins et renforcements de valla en particulier) "pour la sécurité de la Ville et du peuple". Dans cette zone germanique, le Grand Guius s'efforcera également de faire assimiler à la jeunesse l'Histoire de France et de nos ancêtres les Gaulois.

mardi 12 juillet 2011

dimanche 10 juillet 2011

Nous y voilà.

L'infâme Publinet doit mettre en ligne les résultats du CAPES d'Histoire demain, lundi 11 juillet. C'est un peu la fin de l' "itinéraire [annuel] du CAPESien" que je tente de décrire depuis déjà plus d'un mois sur ce blog.

Généralement, il publie nom par nom, par ordre alphabétique, ce qui prend au moins deux heures. Les noms des heureux élus s'affichent les uns après les autres. Et puis ça rame, mais alors ça rame ! A vous faire regretter le minitel. Et puis certaines années ça bug. Vous n'êtes pas dans la liste, mais finalement une heure après, si. Ou il publie jusqu'au S, puis il stoppe. Puis il enlève tout du P au S. Puis ça repart.

Tout ça pour voir que vous êtes au chômage. C'est pourquoi, cette année, nous innovons en nous absentant toute la journée, sans téléphone portable ni ordinateur. Direction : un parc d'attractions !


Ça va être trop la fête ! L'ambiance va être au rendez-vous, et on n'aura pas DU TOUT envie de se jeter du haut des montagnes russes. Enfin ce sera toujours mieux que de se taillader les veines devant un écran d'ordinateur.

On peut toutefois craindre une bonne blague de Publinet (quel blagueur, ce type !), qui pourrait reporter la publication des résultats à une date ultérieure (moi si j'étais lui, je ferais ça en tout cas).

Si la dépression n'est pas trop importante (on a beau sentir l'échec venir de très loin, un troisième râteau consécutif de la part de Publinet, ça risque de faire très mal), je mettrai les résultats ici, demain soir. Le discours du Grand Guius au populus interviendra quelques jours plus tard.

Un peu d'Histoire : le 11 juillet, bon ou mauvais présage ? (Wikipedia, AU PIED !!)

1302 : Bataille de Courtrai dite « Bataille des Éperons d'or », défaite des troupes royales françaises (victoire des milices flamandes)
1708 : Bataille d'Audenarde : défaite française (face à l'armée confédérée des Anglais, Hollandais et Autrichiens)
1940 : Mise en place de l’État français dirigé par le maréchal Pétain
1978 : Catastrophe de Los Alfaques en Espagne, 215 morts après qu'un camion citerne a quitté la route et explosé dans un camping en contrebas.
1995 : Ratko Mladić organise le massacre de Srebrenica, en Bosnie
1995 : premier attentat à la bombe d'une série de huit commis en France par le Groupe islamique armé
2006 : Sept attentats simultanés d'Al-Qaida à Bombay (Inde). 200 morts et 700 blessés.

Mouais. Ben j'ai envie de dire que c'est pas gagné !

samedi 9 juillet 2011

En immersion (2)

Vous étiez très nombreux (des centaines, environ) à demander quand serait publiée la suite du reportage "En immersion", mais aussi quand nous allions ENFIN parler de frites.

Soyez tous rassurés, c'est aujourd'hui !

En immersion (2)... 
... dans l'estomac du CAPESien


  • "Le gras, c'est la vie !"

Le CAPESien est soumis à un stress constant, à un rythme de travail phénoménal (enfin ça c'est surtout quand il croit encore qu'il a ses chances, mais le CAPESien expérimenté sait très bien que non !), et à un état dépressif persistant (ça par contre, plus le CAPESien est expérimenté, plus sa dépression est aiguë). Pour tenter d'atténuer ces symptômes existent heureusement des solutions : le gras et le sucre. Une fois encore, je me permets d'insérer ci-dessous un court extrait de Kaamelott (c'est la référence du CAPESien de toute façon, alors ne boudons pas notre plaisir) :

'"Qu’est-ce que c’est que ce style de bouffer des petits machins tout secs et trois gallons de flotte par jour ? […] Si la jeunesse se met à croire à ces conneries, on se dirige tout droit vers une génération de dépressifs ! Le gras, c’est la vie."
Jean-Christophe Hembert, Kaamelott, Livre II, Corpore sano.

De plus, le gras fait maigrir, et cela a été prouvé scientifiquement. Si, si. Et si la science le dit, c'est que c'est vrai ! "Contrairement aux idées reçues, des médecins suédois ont prouvé qu'une alimentation grasse permettrait de maigrir plus vite... (...) Non seulement on perds (sic) du poids et on le reprend beaucoup moins souvent qu’avec des régimes hypocaloriques, mais on commence à voir émerger des champions olympiques qui suivent ces principes alimentaires. (...) Ceux qui ont d’abord été radiés de l’ordre des médecins, comme le Dr. Rehnquist, ont donc dû présenter les nombreuses preuves scientifiques montrant que ce régime était, en l’état de nos connaissances, parfaitement sain, et qu’une alimentation grasse n’était pas dangereuse pour le cœur. A l’issue d’une longue bataille, ils ont été réintégrés, et leurs méthodes reconnues" (source).

En mangeant gras, non seulement on lutte contre la dépression, mais en plus, on accroît ses chances de décrocher le CAPES d'Histoire-géographie... et on peut même devenir champion olympique !



  • Sujet d'ESD : Le gras, objet géographique ? (à partir de l'exemple non limitatif des frites)
On peut en effet spatialiser le gras et les frites en particulier. Pour le CAPESien vivant dans la capitale de la Lorraine (ça c'était pour le rappeler aux Nancéiens, au cas où l'un d'entre eux venait à se perdre par ici), deux lieux sont à citer prioritairement :


- La brasserie Charles Baudelaire, au fond du Saulcy. Vous pouvez y commander tous les jours "un steak frites sauce poivre et un Coca" (NDLR : une bulle pontificale a précisé cette année que la sauce forestière n'était pas une hérésie). Si vous êtes un vrai habitué, les employées de l'établissement vous salueront fort discrètement par votre prénom (n'est-ce pas, "M'sieur Jérémie !" ?). Il est cependant conseillé d'amener vos couverts, si vous ne voulez pas manger du plastique.


- Le Cococabana, près du Saulcy. Là-bas, priorité à l'Américain-mayo-salade (avec un Coca bien sûr). Attention, si vous désirez une baguette, il est conseillé de vous y présenter avant midi. Sinon :


Oh et puis tant qu'on est dans la pub, et comme on a fait plein de photos, on va les utiliser hein !


Comme on peut le voir sur ces photos, il y a même la télévision. Le Coco connaît deux chaînes : BFMTV, si vous voulez suivre l'Affaire DSK... et parfois une chaîne de djeunz, tout à fait curieuse, avec des gens qui dansent bizarrement, mais heureusement, on n'a pas le son, donc ce n'est pas un problème. Mais surtout, la décoration du Coco permet de réviser !

Vous avez évoqué Arles, vous pouvez m'en parler ? Non ? Ah... Elle a été fondée quand ? Vous savez pas ? Par qui ? Pourquoi ? Le programme urbanistique d'Auguste, ça ne vous dit rien ? Bon c'est pas grave, alors parlez moi des arts princiers à Arles à la fin du Moyen-Âge... Vous ne voyez pas non plus ? Bon alors on va passer à autre chose...



  • La route du gras
Le CAPESien étant invité à faire du tourisme en Champagne, c'est l'occasion pour lui de goûter aux frites de la région.
A Reims, nous avons sauté sur un restaurant nommé "brasserie", pensant que ce ne serait pas cher. Bon en fait c'était un petit restaurant normal. Voici l'assiette (cet article est trop passionnant mais bon, c'est vous qui l'avez voulu en même temps !) :




Mais l'apogée des oraux du CAPES, c'est bien évidemment la Pizzeria du Corsaire (anciennement Le Piratier). Il ne faut pas vous fier aux fautes d'orthographe figurant sur leur site et sur leur carte. Non, Le Piratier, c'est bien plus que cela, et ça ne peut se résumer qu'en photos !


Nous voilà rassurés, la transformation du Piratier en une Pizzeria n'a pas eu pour conséquence de nous empêcher de manger des frites. De plus, les pizzas semblent contenir une quantité de gras suffisante (mais je n'ai pas été tenté par cette hérésie, c'est le camarade CAPESien déjà admis au CAPES interne - encore bravo à lui - qui y a succombé (facile pour lui, il n'avait plus vraiment besoin de frites pour le lendemain).
Les décors sont toujours aussi somptueux, on ressent bien l'influence du gothique international, c'est vraiment extraordinaire, et on imagine sans difficulté les plus grands artistes de l'époque en train de travailler sur cet édifice, c'est vraiment remarquable. De plus, on remarque sur la photo 3 l'existence d'une galerie absolument fabuleuse, rassemblant les pièces d'orfèvrerie les plus époustouflantes du royaume.


Comment conclure un article si particulier ? On pourrait tenter une conclusion de dissertation ratée (quand on a fait une copie de merde, avec un plan de merde, on n'a pas le courage de soigner sa conclusion, alors on reprend son plan et on le recopie en ajoutant des mots de liaison) : Nous avons vu que le gras c'est la vie, mais aussi que c'est un objet géographique car on peut le spatialiser, comme le montre l'existence de la "route du gras". [Et maintenant, une ouverture débile, pour bien enfoncer le clou de la nullité] L'avenir du gras passe très certainement par son association avec l'alcool.

En effet...
S'il devait y avoir un "Châlons2012", il faudrait sans doute ajouter au gras et au sucre une bonne dose d'alcool, d'antidépresseurs et d'anxiolytiques, le tout bien mélangé...

lundi 4 juillet 2011

Tout est écrit...

Une étude scientifique menée par une équipe de chercheurs de Châlons2011©®™ a démontré que le destin de tous les CAPESiens était "déjà écrit", bien avant leur passage à Châlons-en-Champagne, a annoncé lundi matin le porte-parole du blog, dans un communiqué adressé à l'AFP.

LA DIVINATION DANS LES CHOCOBONS

Quelques éléments de ces nombreuses études ont été dévoilés à la presse. L'équipe a notamment révélé que la divination dans les Chocobons permettait de déterminer la matière qui serait tirée au sort dans le sombre IUFM de Châlons. Ci-dessous, une photographie prise le 16 juin 2011 à la BU, la veille du tirage au sort :

Après plusieurs divinations et travaux de recherche, il a été noté que :
  • Pour le Grand Guius, trois chocobons ont prédit un tirage de l'Histoire, un chocobon s'est prononcé pour la géographie, tandis que la lecture d'un cinquième s'est révélée trop floue pour être interprétée. Rappelons que le lendemain, le Grand Guius a tiré Histoire.
  • Pour sa voisine de BU, les augures se sont assez largement prononcés pour la géographie. Verdict une semaine plus tard : géographie.

DES SIGNES "TROUBLANTS"

Sans pouvoir dévoiler l'intégralité de leurs études pour des raisons de sécurité internationale, alors que les oraux ne sont toujours pas terminés (Ahah, à l'heure où j'écris ces lignes, il y a des gens qui pleurent en salle de préparation, d'autres qui font des malaises en salle de tirage, niark niark niark), les chercheurs ont mis en avant l'existence de signes permettant de deviner ses sujets plusieurs jours à l'avance. La recherche n'en étant qu'à ses balbutiements dans ce domaine, la difficulté est d'isoler les signes réellement prémonitoires des signes superflux (des exemples de signes n'ayant pas été concluants ont déjà été évoqués sur ce blog).

Kaamelott et l'ESD : "BIOGRAPHIE !!"
Quelques jours avant le passage en ESD d'une lectrice assidue de ce blog (elle souhaite garder l'anonymat, nous l'appellerons donc Aurélie), j'attirais son attention sur les fortes probabilités qu'elle tombe sur un sujet en lien avec la biographie, après avoir regardé l'épisode 4 du Livre VI de Kaamelott, dont voici un court extrait :
L'insistance avec laquelle le roi burgonde évoquait la "biographie" ne laissait que peu de place au doute.
Quelques jours plus tard, Aurélie planchait sur : La biographie, un genre historique mineur ?

En raison de l'impact que pourraient avoir ces révélations scientifiques sur le concours du CAPES et son organisation, la rédaction de Châlons2011©®™ a été soumise à de multiples pressions, de la part de la présidence du jury, mais aussi des plus hautes instances de la République, qui l'ont enjoint de faire silence. Toutefois, il nous a paru indispensable de révéler la vérité aux candidats, en raison du droit à l'information.

jeudi 30 juin 2011

Vers la disparition d'une ville à monoactivité ?

Lu ce matin : "un rapport parlementaire commandé par Luc Chatel à la demande de Nicolas Sarkozy recommande de supprimer les concours de recrutement pour les professeurs (Capes, agrégation, concours de professeur des écoles), qui permet de recruter les professeurs."

Pas de quoi être consterné, puisque c'était le but de la Masterisation : supprimer les concours, vestiges de la méritocratie, de la fonction publique, etc etc... De toute façon, les fonctionnaires, c'est le Mal (un peu comme les pauvres assistés, sauf que ça coûte encore plus cher) ! Mais là n'est pas le problème...

NON MAIS ILS ONT PENSÉ A CHÂLONS ??? Cette ville, dont l'économie est entièrement tournée vers le CAPES (rappelons que la population de Châlons-en-Champagne est multipliée par douze en juin-juillet tous les ans), n'a pas eu le temps de préparer sa reconversion. Perdue au milieu des champs, elle ne dispose d'aucun atout pour rebondir (il y a bien La Pizzeria du Corsaire - Le Piratier, mais c'est un peu léger). Nul doute que le puissant - ou pas - lobby châlonnais s'oppose fermement à la suppression du CAPES, qui lui permet de survivre.

Aujourd'hui, Châlons a peur. Désertification, chômage, déclin irréversible... Décidément, les villes à monoactivité n'ont plus le vent en poupe...

Affaire à suivre !

dimanche 26 juin 2011

Sur la route... (2) Wassy !

De retour de l'Enfer châlonnais, passant par Montier-en-Der, je tombai logiquement sur la charmante bourgade de Wassy, un autre lieu chargé d'Histoire ! Nul besoin d'avoir été CAPESien en 2009 et 2010 (ndlr : "les affrontements religieux en Europe du début du XVIe siècle au milieu du XVIIe siècle") pour connaître le fameux massacre de 1562 (lien Wikipedia, source toujours la plus fiable :o), au début des guerres de religion. Ce fut donc l'occasion de s'arrêter dans cette charmante commune (je dis commune, parce que si j'ose dire "ville" ou "village" et qu'un géographe passe par là, il pourrait faire une crise cardiaque s'il estime que Wassy ne correspond pas aux critères. Et tout le monde sait que je n'éprouve aucune haine envers les géographes.)

Alors place aux photos exclusives du Grand Guius (grange reconstituée) !


vendredi 24 juin 2011

Sur la route... (1) Montier-en-Der !

Ça, c'était le classeur d'Histoire médiévale pour les CAPES 2009-2010. C'était encore le bon vieux temps, avant la réforme du concours. Il y avait encore une place pour l'Histoire médiévale, qui n'était inféodée ni à l'Histoire moderne, ni à l'histoire de l'art.
D'un autre côté, heureusement que cette formidable question, Pouvoirs, Eglise et société dans les royaumes de France, Bourgogne et Germanie, de 888 à 1110, n'est pas restée une troisième année, car le classeur aurait explosé.

Et que trouvait-on dans ce classeur ? Des exemples (issus d'ouvrages hautement spécialisés, ici, l'Atlande !)
A cette époque, tout bon CAPESien savait que le monastère de Montier-en-Der était au coeur des enjeux de pouvoir de ces royaumes ! La lutte faisait rage entre les diocèses de Reims et de Toul. C'est pourquoi Gauzelin y porta la réforme en 935 pour en devenir propriétaire !


Cet exemple était devenu assez curieusement mythique à la Bibliothèque Universitaire de Metz (même les CAPESiennes de Lettres Modernes le maîtrisaient). Mais où est Montier-en-Der ? Entre Châlons et Metz, vers le bas, un peu à gauche ! C'est l'occasion ou jamais d'y aller, et ainsi, le périple vers Châlons n'aura pour une fois pas été vain !


D'abord, un peu d'Histoire (source : Office du tourisme du Pays de Der)


Montier-en-Der, capitale du Der située sur la Voire au milieu d’une riche prairie, doit son nom (Monasterium in Dervo) au monastère établi en 672 par les bénédictins.
Plusieurs époques ont marqué de leur empreinte les différentes parties de l’ancienne abbatiale St-Pierre-St-Paul. A la fin du Xème siècle, les bâtiments primitifs ayant disparu, l’abbé Adson entreprend l’édification d’une église consacrée en 998. La nef romane, remarquable par sa pureté et sa blancheur, qui contraste avec un choeur gothique illuminé par des vitraux du XVIe, est surmontée d’une toiture en bois du XVIème siècle. Un bel ensemble de vitraux modernes assure un éclairement en harmonie avec le climat religieux de l’édifice. Un musée lapidaire est installé dans les nefs latérales. Une visite guidée de cet important monument historique est possible par utilisation d’un audio guide. Aujourd’hui, il ne reste rien des églises du VIIe puis du IXe siècles. La nef préromane, imposante par ses dimensions, est la plus ancienne datée du Xe siècle en France. Le choeur gothique est un modèle rare d’architecture de l’école gothique champenoise avec Noyons et Laon. La tour du clocher dont la base remonte à l’époque romane, abrite une salle carrée, dont la voûte repose sur un pilier octogonal, reprise vers le XIIIe siècle. Bombardée en 1940, l’église a été parfaitement restaurée et offre un intérieur remarquable par sa pureté et sa blancheur.

La grandeur de Montier-en-Der n'est donc plus entièrement visible. Mais au milieu des champs trône encore fièrement l'abbatiale. Le Grand Guius s'est rendu sur place, en pèlerinage (mais il n'est arrivé que vers 18h10, après avoir subi la question lors de son oral d'Histoire, il n'a donc pu entrer dans l'édifice...), voici en exclusivité les photos !